Réduire nos émissions directes de CO₂

Réduire au maximum et au plus vite nos émissions de CO₂

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre s’élevaient en 2019 à environ 60 milliards de tonnes équivalent CO₂. Pour atteindre l’objectif planétaire de neutralité carbone, celles-ci doivent passer à 10 milliards de tonnes en 2050. C’est pourquoi le cœur de notre stratégie climat est de réduire au maximum et au plus vite nos émissions de CO, en priorité celles directement générées par nos opérations.

Conformément à notre engagement Science-Based targets, et pour garantir une trajectoire de réduction d’émissions en ligne avec l’Accord de Paris, nous visons -30% d’émissions par passager kilomètre en 2030 par rapport à 2019. Cela correspond, selon nos hypothèses actuelles d’évolution du trafic, à une réduction de 12% de nos émissions totales de CO₂ sur cette période, après une baisse déjà réalisée de 6% entre 2005 et 2019.

3 actions majeures

3 actions majeures

Pour y parvenir nous mettons en œuvre trois actions majeures : le renouvellement de notre flotte, l’utilisation progressive de Carburants d’Aviation Durables, et l’éco-pilotage.

Pour accélérer leur déploiement, nous travaillons étroitement avec tous les acteurs de notre écosystème : avionneurs, équipementiers, aéroports, fournisseurs de carburant, autorités du contrôle aérien et pouvoirs publics.

01 LE RENOUVELLEMENT DE LA FLOTTE
02 LES CARBURANTS D’AVIATION DURABLES
03 L’ÉCO-PILOTAGE
Avion

01 LE RENOUVELLEMENT DE LA FLOTTE

Le renouvellement de notre flotte par des appareils moins consommateurs en carburant est actuellement notre premier levier de décarbonation.

SAF AIR FRANCE

02 LES CARBURANTS D’AVIATION DURABLES

Issus de sources non-fossiles, les Carburants d’Aviation Durables sont amenés à devenir dans les prochaines années le principal levier de décarbonation du transport aérien.

Pilote

03 L’ÉCO-PILOTAGE

L’éco-pilotage, ou pilotage plus responsable, permet une réduction immédiate de la consommation de carburant des appareils, au sol et en vol.

QUESTIONS

Au cours des 15 dernières années, Air France a réduit ses émissions de CO de 6%. Néanmoins, les émissions de CO du transport aérien dans son ensemble ont, quant à elles, augmenté de +40%. Cela s’explique par une forte croissance du trafic (+5% par an en moyenne), qui a plus que contrebalancé la réduction d’émissions de CO par passager permise par différentes avancées technologiques (-1,5% par an).

La question de la croissance du trafic a donc une place plus que légitime dans le débat. Dans les années à venir les projections de croissance notamment en Europe, sont plus limitées (+1,4% selon Airlines 4 Europe dans son rapport Destination 2050). Mais le trafic aérien pourrait néanmoins continuer à croître dans certaines régions (en particulier en Chine, en Inde et en Afrique). C’est la raison laquelle nous œuvrons pour une transition globale du secteur, pour que cette évolution du trafic soit compatible avec la réduction nécessaire des émissions du secteur.

Dans le même temps, le rapport au voyage évolue et une vision plus durable émerge. Une part croissante de nos clients va vers plus de frugalité, et nous cherchons à les accompagner. Cela passe par le choix de partir moins souvent et rester plus longtemps sur place, ou combiner voyages d’affaires et loisirs.

 

Une obligation d’incorporation de 1 % de carburant d’aviation durable est entrée en vigueur le 1er janvier 2022 pour tous les vols au départ de France. Cela représente un surcoût d’environ 30 Mln€ pour Air France compte tenu du prix actuel de ces carburants. Ce surcoût a été répercuté dans le prix des billets à travers une contribution transparente, de 1 à 4 euros en cabine Economy, de 1,50 à 12 euros en cabine Business selon la distance.

Nos clients ont la possibilité de contribuer volontairement à l’achat de carburant d’aviation durable supplémentaire sur le site internet Air France pour réduire l’empreinte carbone de leur voyage. Chaque euro de contribution volontaire est intégralement investi dans l’achat de ces carburants. Courant 2022, les membres de notre programme de fidélité Flying Blue pourront également en acheter avec leurs Miles et gagner des XP supplémentaires, facilitant ainsi l’accès aux différents niveaux du programme.

L’avion à hydrogène offrirait un fort potentiel pour réduire l’impact climatique de l’aérien, la combustion n’émettant théoriquement que de l’eau. C’est un projet de long terme qu’Air France soutient.

Son développement nécessitera de surmonter d’importants défis technologiques, liés en particulier au stockage de l’hydrogène liquide (nécessitant quatre fois plus de volume que le kerosène) et au développement d’une chaine logistique complète, et sa date de mise en service demeure incertaine. Par ailleurs, les premiers appareils seront utilisés sur des petites distances, avec un nombre réduit de passagers. Tout comme l’avion électrique et ses possibilités commerciales limitées (transport de quelques dizaines de personnes maximum), cela ne permettra pas d’adresser à court terme la source principale de nos émissions : les vols long courrier. Nous restons cependant très ouverts, et suivons avec intérêt ces ruptures technologiques et les opportunités qu’elles offrent, tout en nous attachant à déployer en priorité les solutions immédiatement disponibles pour réduire au plus vite nos émissions.

 

Les avions dont nous sommes propriétaires sont recyclés et valorisés grâce, notamment, à AFI KLM E&M Teardown management, filiale dédiée à la gestion du démantèlement des avions. Les pièces récupérables sont contrôlées, rectifiées et réutilisées (sur notre flotte, celle de nos clients ou en alimentation de nos stocks). Nous nous appuyons sur un réseau de prestataires pour réaliser ces opérations, notamment la société TARMAC Aerosave, filiale d’Airbus, Safran et Suez. Tarmac a été créé il y a un peu plus de 10 ans et a été la première société de cette industrie à mettre en avant la responsabilité environnementale, en assurant un retraitement de tous les polluants et en maximisant le taux de recyclage (92% de la masse d’un avion).